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Critique X: Community 2 – Catherine Chevalier

English

This seminar will address the concept of community, its representations, self-representations, and counter-representations in the field of art since the 1990s, within a context wherein this concept seems to acquire other more depoliticized meanings within social networks. To begin with, we will distinguish the concept of the community from that of the scene and that of the network. As with Stephen Willats, we can therefore ask ourselves whether it is possible to talk about the “conscience” or the “counter-conscience” of a community.

We begin with two hypotheses. The first: that what we call “the Cologne art scene,” which emerged as a local scene at the end of the 1980s and eventually disappeared towards the end of the 1990s, can be considered an extended community in a particular moment. The second: that it has been transmitted in to the present day through other, more dispersed forms thanks to discursive, reflexive, and critical productions including the journal Texte zur Kunst, which at the time was one of its principal channels.

 A number of texts can be found within the first issues of the journal that discuss its status and position within an emerging community. Psychoanalytic approaches are frequently engaged. Tom Holert seeks out the “father” figures of the publication: Mike Kelley, the journal October, or Martin Kippenberger, Stefan Germer begins a text on the Kontextkunst by analyzing his own position as an art historian.

Later on, we can also find other examples: Jutta Koether dubs Sigmar Polke the “Bad Dad” of a generation (his own and the Cologne scene) (Sigmar Polke, The Museum of Modern Art, 2014), and Merlin Carpenter discusses the auto-critique of a group in a text on networks of affinity (Canvases and Careers Today, 2008). 

During the first semester we will discuss several of the texts published in Texte zur Kunst during the 1990s.

 The second semester will be devoted to the reception of artists of another generation, such as Loretta Farenholz and Mathieu Malouf, who interest themselves in a different way with a notion of community more or less explicitly and directly in reference to the Cologne and other comparable scenes.

Following an introductory meeting, each seminar session will be organized around a collective reading of texts. The seminar will take place in English for both semesters.

French

Le séminaire porte sur la notion de communauté dans le champ de l’art depuis les années 1990, sur ses représentations, auto-représentations, et contre-représentations, dans un contexte où cette notion semble acquérir d’autres sens, plus dépolitisés, sur les réseaux sociaux. Pour commencer, nous distinguerons la notion de communauté, de celle de scène et de réseau. A l’instar de Stephen Willats, nous pourrions alors nous demander s’il est possible de parler d’une « conscience » ou d’une « contre-conscience » d’une communauté ?

Nous partons de deux hypothèses. La première : ce qu’on appelle « la scène de Cologne » qui a émergé à la fin des années 1980 et disparu en temps que scène locale vers la fin des années 1990,  peut être aussi comprise comme une communauté étendue à un certain moment.  Seconde hypothèse : elle s’est transmise  sous d’autres formes, plus dispersées, jusqu’à nos jours, ceci grâce à une production discursive réflexive et critique, dont la revue Texte zur Kunst a été à cette époque un des principaux vecteurs.

Dans les premiers numéros, nous trouvons en effet un certain nombre de textes qui s’interrogent sur le statut et la position de la revue au sein d’une communauté en devenir. Le recours à des notions psychanalytiques est récurrent : Tom Holert cherche les figures de « père » de la revue, Mike Kelley, la revue October ou encore Martin Kippenberger. Stefan Germer ouvre un texte sur le Kontextkunst en analysant sa propre position d’historien d’art.

 Plus tard, Jutta Koether qualifie Sigmar Polke de « Bad Dad » (d’une génération, de la sienne et de la scène de Cologne) (catalogue du MoMA, 2014), et Merlin Carpenter parle d’autocritique d’un groupe dans un texte sur les réseaux d’affinité (Carreers and Canvases, 2009).

 

Nous aborderons quelques uns des textes publiés dans la revue Texte zur Kunst dans les années 1990 lors du premier semestre.

Le second semestre sera consacré aux réceptions d’artistes issus d’une autre génération comme Loretta Farenholz ou Mathieu Malouf, qui de manière différente s’intéreressent à la notion de communauté en référence plus ou moins explicite et plus ou moins directement à la scène de Cologne ou à d’autres scènes en affinité.

Après une séance introductive, les séances du séminaire s’organiseront à partir d’une lecture collective de textes. Le séminaire se déroule en anglais sur les deux semestres.

  

 

 
 

  

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