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Valérie Mavridorakis – Anachorètes et vagabonds. Ou quand Kwai Chang Caine fait étape chez des Esseintes

Kwai Chang Caine dans Kung Fu
Auguste Leroux, ill. d’À rebours, 1920

Certains artistes se choisissent un havre et en font leur territoire esthétique. À la fois habitation, atelier et laboratoire de monstration, ce lieu devient alors la matrice de leur œuvre qui, réciproquement, en est le reflet. Ils y instaurent une politique de création, des règles de socialité et, bien souvent, une conduite de vie. Ce locus solus incarne ainsi le projet de l’artiste en lui ménageant un écart, un retrait et, bien souvent, une retraite, en un mot une autonomisation.

D’autres artistes, à l’opposé, choisissent de ne pas se fixer. Leur travail tire ses ressources de leur mobilité, les circonstances modèlent leurs œuvres. Ces deux types s’avèrent sans doute moins antagonistes qu’il n’y paraît car cheminer d’une situation à l’autre est au fond un autre mode, tout aussi radical, d’autonomisation.

Le séminaire enquêtera sur la relation dialectique de ces deux économies, de ces deux écologies, de ces deux modes d’agir – l’improvisation et l’organisation – a priori dissemblables, mais au sujet desquelles on fait l’hypothèse de croisements politiques implicites.

 
 

  

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