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HISTOIRES PARALLÈLES

À la fois groupe d’artistes, galerie, maison d’édition et salon de thé, Ecart, basé à Genève durant les années 1970, a amassé une vaste archive qui documente ses activités artistiques post-Fluxus – de l’édition à la performance, en passant par l’exposition et le Mail Art. Réuni par les artistes en charge du lieu, le fonds tient davantage de l’accumulation d’éléments divers que d’une tentative de documentation systématique des activités du groupe, tant il mêle des documents et des œuvres sans faire de distinction.

Lorsqu’on sait que toute mise en ordre d’un fonds d’archives aboutit à en fixer l’histoire, se pose la question de l’autorité de l’archiviste : comment ordonner le récit d’Ecart de façon à le rendre accessible, sans pour autant dénaturer la stratégie de désordre volontaire à l’œuvre dans ses archives ? La démarche de l’archiviste-historien classique est-elle vraiment pertinente lorsqu’il s’agit d’inventorier un fonds réuni par des artistes ? Plutôt qu’à l’inventaire, les archives Ecart ne seraient-elles pas plutôt une invitation à la création ?

La Lab.Zone Ecart propose ainsi d’imaginer – à l’aide de mots, d’images, d’objets –, des récits avérés ou fictionnels à partir du fonds des archives Ecart, tout en réfléchissant au mode de présentation et de diffusion de ces nouvelles histoires. Elle avance l’hypothèse que l’écriture de l’histoire de l’art, étant toujours fondée sur une part de subjectivité, peut également s’étayer d’interventions artistiques.

www.archivesecart.ch

 
 

  

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