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PRATIQUES ARTISTIQUES MULTIPOLAIRES
      
   

 

Format 3 (2014/15)

Ce séminaire constitue le troisième et dernier temps d’un cycle consacré à la notion de format, à la suite des séminaires « Format Error » et « Quand les attitudes deviennent formats » des années précédentes. Après avoir identifié la question du format comme l’enjeu clé de tout art contemporain, contrastant en particulier avec la question de la forme pour la modernité ; après avoir examiné dans des champs théoriques divers comment le niveau du « format » permettait de penser le conditionnement de formes, situations, gestes, positions et performances qui met en rapport des processus techniques et informationnels et des manières de concevoir la pratique artistique,  nous voudrions à présent ressaisir l’ensemble de la réflexion et la prolonger en deux  directions. Premièrement, nous voudrions l’approfondir en étayant mieux encore notre hypothèse du format comme question de la contemporanéité en art à partir de  nouveaux textes critiques et d’œuvres modernes et contemporaines. Ensuite, mais aussi parallèlement, les participants au séminaire seront invités à élargir la démarche 

 en mettant à l’épreuve ou en œuvre les problématiques du séminaire, à les traduire ou à les questionner, d’une manière qui impliquerait précisément d’inventer un format  spécifique, qu’il s’agisse d’un format d’écriture, d’expérience, de pensée, d’exposé ou même d’exposition.

Quand les attitudes deviennent formats. (203/14)

Prolongeant la réflexion entamée lors du séminaire Format Error, nous aborderons cette année la question du format à travers l’enjeu de son rapport aux gestes, aux positions, aux performances qu’il conditionne.  

Rappelons qu’il ne faut pas entendre « format » sous l’angle d’une simple notion technique qui désigne, notamment, les dimensions d’un cadre ou d’un support artistique, ou encore les paramètres qui normalisent un langage informatique. La question du format traverse ces occurrences, mais son enjeu va bien au-delà. En effet, toute situation d’inscription dans les flux informationnels et cognitifs qui traversent les champs contemporains des pratiques symboliques (art, science, philosophie, religion, politique, cultures populaires, etc…) implique de définir ou de transformer un format donné. Pour utiliser un langage, des normes apparaissent, entrent en usage, permettent des pratiques, des échanges, des expériences, des performances. Ces normes définissent des cadres et des filtres. Ceux-ci rendent possible des formes, des traductions, et peuvent notamment conduire des espaces, physiques ou subjectifs, à devenir compatibles ou incompatibles.

Il faut toujours paramétrer des formats. Mais à quel moment ceux-ci en viennent-ils à être conditionnant ? Quels rapports s’établissent-ils entre format et forme dans le champ des pratiques artistiques, culturelles, sociales ? Un « format » peut-il être libre ? Le créateur des flux RSS, principe révolutionnaire dans le domaine de la circulation de l’information, s’est récemment suicidé. En quoi est-ce un événement significatif pour la question du format ? Quand Harald Szeemann organisait l’exposition historique « Quand les attitudes deviennent formes », était-il en même temps en train de définir un nouveau format d’exposition ? Telles sont certaines des questions que nous nous poserons, en nous fondant sur des textes, des œuvres, des études de cas concrets.



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