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MUSÉE DE L’ART EXTRATERRESTRE

Du 27 janvier au 25 février 2012 

MUSÉE DE L’ART EXTRATERRESTRE : SOIREE DE CLOTURE

Soirée de musique et de projections vidéos avec la participation de Leila Amacker, Renaud Loda, Andrea Maroni, Laurent Schmid, Sebastien Verdon, Liliane Puthod...

Le vendredi 24 février, à partir de 18h 
LiveInYourHead, Institut curatorial de la Head – Genève, Rue du Beulet 4, 1203 Genève

Avec la participation de Alf, Sacha Béraud, Fabian Boschung, Nicolas Boulard, Lionel Ferchaud, Randall Grahm, Matt Groening, Romain Hamard, Byron Haskins, Carsten Höller, Edmund Husserl, Christopher Jonassen, Emmanuel Kant, Julius Koller, Piero Manzoni, Nicolas Momein, Claude Nicollier, Robert Parrish, The Residents, Tatiana Rihs, Laurent Schmid, Ridley Scott, Helen Smith, Robert Smithson, Sebastien Verdon, Voyager Interstellar Records, avec les étudiant-e-s du programme WORK.MASTER – Pratiques artistiques contemporaines

Une proposition de Christophe Kihm, Renaud Loda, Peter Szendy

Vernissage le jeudi 26 janvier, dès 19h

Conférence inaugurale de Peter Szendy 
La Vue des autres. Vers une aliénologie du regard 
18h

En analysant de près quelques séquences choisies dans des films de science-fiction (Blade RunnerLa Guerre des mondes, Invasion Los Angeles...), il s’agira d’approcher, autant que possible, du regard du tout-autre. A travers lequel le cinéma promet chaque fois d’être aussi la fabrique d’un tout autre regard.

Exposition du 27 janvier au 25 février 2012, mercredi–samedi, 14–19h 
LiveInYourHead, Institut curatorial de la Head – Genève 
Rue du Beulet 4, 1203 Genève

Télécharger le poster LIYH_Musée de l’art extraterrestre (PDF - 1.1 Mo)

Un art peut être dit extraterrestre principalement sous deux conditions. La première postule l’existence de formes artistiques issues d’autres planètes ou d’autres galaxies. La seconde souligne une qualité intrinsèque de certaines formes de l’art moderne et contemporain. 
L’étude de ces domaines artistiques se précise donc à partir de celle de récits imaginaires au sein desquels des populations extraterrestres sont amenées à produire des œuvres, elle comprend également les inscriptions ou les manifestations, sur terre, de formes et de signes censément issus de civilisations aliens ou les productions esthétiques d’individus terriens réalisées au-delà des limites du terrestre – en particulier les dessins, peintures et sculptures de cosmonautes en expéditions. Elle s’intéresse enfin à des œuvres produisant une extraterritorialité à l’art lui-même, se pensant aux limites du terrestre, de l’humain, du connu, du pensable…

De l’extraterrestre et de l’extraterrien 
L’extraterrestre en tant que propriété physique de l’art renvoie à un point d’origine, et ce point d’origine, à son tour, peut s’actualiser de deux différentes manières. Il désigne tout art qui serait effectué à partir d’une certaine distance par rapport au sol terrestre, au-delà d’une altitude située aux environs de 100 000 mètres de la terre, qu’il soit réalisé indifféremment par des humains ou des aliens ; il désigne tout art effectué par des individus dont l’origine est extérieure à notre planète sur terre (parmi lesquels certains artistes se pensant comme radicalement autres). Ces deux points de vue soulignent une nouvelle distinction, importante dans le cadre des recherches menées par le MAE : extraterrestre est une projection d’un art alien depuis la terre ; extraterrien est un art issu d’un espace autre se localisant sur terre. 
De l’extraterrestre à l’extraterrien se réalisent des échanges, se perçoivent des échos, se dessinent des frontières communes. Car « extra » est aussi le lieu où se rencontrent et se confon-dent, dans l’effacement ou par la saturation des différences, les oppositions classiques qui assurent un fonctionnement ordinaire à la pensée des objets de l’art, soumettant à de nouvelles découpes les partages du réel et de l’imaginaire, du présent et du futur, de l’art et du design, du cosmique et du cosmétique…

Un musée 
Étudier les qualités et les formes de l’extra est le point d’entrée du Musée de l’art extraterrestre. On comprend mieux, dès lors, pourquoi y sont réunies des oeuvres aux limites extérieures de l’espace physique terrestre et aux limites extérieures de l’art. Pour cette exposition, le MAE présentera des objets exemplifiant deux grandes catégories qui soulignent l’orientation de ses investigations autour de la question des points de vue : entre l’extraterrestre et l’extraterrien. Cette division structurante permettra de diviser en deux grandes catégories les différents objets et événements qui y figurent, qui n’appartiendront pas tous aux « arts plastiques », mais pourront prendre la forme de citations littéraires, d’échantillons musicaux, de photogrammes, d’empreintes, d’objets ou de boissons. Le MAE se situe ainsi au carrefour de différents modèles de musée et de différentes pratiques muséographiques : du centre d’art au musée des arts premiers, de l’ethnologie à l’alienologie… Tout comme les musées de sciences naturelles et de sciences de l’homme, le MAE a pour vocation de faire connaître et d’apprendre : ses missions, en ce sens, sont aussi didactiques. Tous les documents produits par le musée de l’art extraterrestre sont traduits en langage extraterrestre.

Une publication regroupant des essais de Christophe Kihm, Renaud Loda et Peter Szendy sera éditée à cette occasion.

 

 
 

  

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